
L’équipe d’EcoviNEWS s’est rendue au zoo de Thoiry dans le département du 78, dans cet immense parc de 150 hectares avec une grande diversité d’animaux ou se trouve un château appartenant à la famille du Comte de la Panouse depuis de nombreuses générations.
C’est dans ce cadre sauvage et splendide que nous avons retrouvé Philippe Peiger concepteur paysagiste et fervent défenseur des toitures végétales qui a bien voulu répondre aux questions d’EcoviNEWS au sujet d’un bâtiment pas comme les autres…
Nous sommes arrivés à un carrefour stratégique du parc où il a été décidé d’implanter un bâtiment très original « l’arche des petites bêtes ». Celui-ci aura pour fonction d’abriter nos amis les petites bêtes, notamment certaines en voie de disparition. Ce bâtiment est une première en France de par sa démarche environnementale et son architecture et son utilisation. Philippe Peiger nous mène vers l’intérieur ou nous avons l’occasion de très vite comprendre le sens de la visite pour les visiteurs et amateurs de petites bêtes. L’espace intérieur est conçu afin que chacun puisse être en relation direct avec cet univers à tel point qu’il sera possible de voir les laborantins en exercice à travers des surfaces vitrées.
Pouvez-vous nous en dire plus sur le début de cette aventure ?
C’est une volonté profonde de la part De Colomba de la Panouse de trouver une convergence entre l’architecture en forme d’un immense bateau à l’image de l’arche de Noé et celle des matériaux écologiques et ces petites bêtes abritées au sein d’un environnement naturel.
Un ouvrage écologique, quels sont les matériaux utilisés ?
Il y a une véritable envie de respecter la nature que nous sommes venus quelque part artificiellement dénaturer mais dans l’objectif d’avoir un impact plus que positif,
nous avons fortement associé une démarche respectueuse de la nature avec un ensemble de matériaux écologiques. En effet, ce bâtiment est porté par des poutres en bois ancrées au sol sur une dalle béton supportant les différentes charges, notamment une toiture végétalisée. Le remplissage de la structure est en béton de chanvre avec une finition à la chaux laissant une respiration naturelle entre l’extérieur et l’intérieur. La coque du bateau est recouverte d’un bardage bois douglas et le chêne qui constitue la passerelle provient du Perche. Il est important de souligner que les matériaux sont des ressources locales ou des régions françaises les plus proches. Compte tenu de la fragilité de l’éco-système intérieur, il a été prévu un système de chauffage permettant de limiter les écarts de température trop importants.
Quel a été votre intervention en tant que concepteur paysagiste et entrepreneur ?
Dans la conception de ce projet, nous avons voulu créer des liens fonctionnels, naturels et visuels. Ce qui nous a amené avec Pascal Bas architecte DPLG à effectuer un véritable travail d’équipe depuis deux ans et demi. Il y a une réelle volonté d’intégrer ce bâtiment tout en respectant l’aspect d’origine du parc. Afin d’atteindre ce pari ambitieux, il était fondamental de jouer avec différentes matières et formes. La toiture végétale permet entre autre la gestion et la récupération d’eau pluviale et d’assurer un lien entre le sol et la toiture, cela contribuant à retrouver un milieu naturel. « Ce serait formidable que des petites bêtes et lézards puissent crapahuter sur le sol comme sur le toit.» Il était aussi capital de retrouver les mouvements des vagues qui vont fendre la coque, alchimie entre terre et bois. De plus, un des objectifs est de créer un observatoire de flore et de faune naturelle.
Sur cet ouvrage, se trouve une toiture végétale, de quoi est-elle composée ?
Quels sont les grands principes d’une toiture végétalisée ?
C’est de retrouver l’emprise au sol sur la toiture. C’est de répondre à la densification des villes, allons-nous continuer à construire à l’intérieur ou hors de celles-ci ? Tout
Pour conclure nous sommes dans un concept du ® Bâtiment Vivant « marque déposée par l’association Nature en Toit » Ce qui est assez logique finalement pour des êtres vivants d’interagir naturellement avec un bâtiment qui respire à l’image du fonctionnement de l’être vivant. Nous invitons nos lecteurs à venir découvrir « l’arche des petites bêtes. »
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.