La gestion de l’eau constituant une problématique incontournable du 21e siècle, le renouvellement et le développement des réseaux d’eau et d’assainissement jouent un rôle déterminant dans la gestion des coûts et la maîtrise d’une ressource de plus en plus rare. Le Syndicat des Tubes et Raccords en Polyéthylène (STR-PE) entend sensibiliser les collectivités territoriales à la nécessité de renouveler les réseaux avec des solutions en polyoléfines, « pour réduire considérablement les risques de fuites et de ruptures observés sur les canalisations anciennes, tout en préservant l’homme et son environnement. Un enjeu majeur pour lequel le Syndicat entend donner les bons tuyaux »…
« Si l’article 161 de la Loi Grenelle 2, votée le 12 juillet 2010, recommande aux collectivités locales de procéder au renouvellement de leurs réseaux d’eau, pour 60% d’entre elles, c’est devenu une véritable nécessité à l’horizon des 15 prochaines années ! Le taux de raccordement du réseau public pour les eaux usées peut en effet être grandement amélioré dans certaines localités ! De même pour le taux de fuites qui a un coût indirect particulièrement élevé, à la fois financier mais également sanitaire et environnemental ! » explique le Syndicat des tubes et raccords en polyoléfines (STRPE) qui, à ce titre, souhaite inciter les collectivités au renouvellement performant des réseaux d’eau et d’assainissement en privilégiant des canalisations en polyéthylène soudé, seules selon lui à être capables de relever le rendement des réseaux dans le temps.
Chaque municipalité a compétence pour établir le schéma directeur de ses réseaux de distribution d’eau potable et d’assainissement, ainsi que pour en assurer le bon fonctionnement et le renouvellement. Face aux déficiences trop souvent rencontrées sur des réseaux en matériaux traditionnels, le Syndicat entend promouvoir une solution plus “moderne” et performante avec les tubes et raccords en polyéthylène (PE) et en polypropylène (PP).
Les polyoléfines constituent la plus importante famille de matières plastiques, constituée principalement du PE et du PP.
Le polyéthylène (PE), explique le Syndicat, est le premier polymère produit au monde devant le polypropylène (13 millions de tonnes pour le PE contre 8,5 millions de tonnes pour le PP). Un essor né à la suite de la Seconde Guerre mondiale à la faveur de la recherche d’un isolant électrique performant pour protéger les câbles coaxiaux dans les radars. Le PE haute densité utilisé pour la conception des tubes et des raccords est obtenu par polymérisation cationique catalysée de l’éthylène. Grâce au procédé Unipol (Union Carbide) sans solvant, le polymère est extrait sous forme de poudre au cours de la réaction à lit fluidisé en phase gazeuse, puis transformé en granulé par extrusion. Grâce au procédé “Gel-spin” mis au point en 1979, la fibre de PE obtient des performances remarquables, doublées d’une véritable légèreté. Des qualités majeures qui en font toujours la base de son efficacité.
Le polypropylène (PP), poursuit l’organisme, est un polymère thermostatique semi-cristallin de grande consommation, obtenu par polymérisation coordonnative suivant le procédé Ziegler-Natta élaboré dans les années 1950. Cette résine permet une plage de température d’utilisation importante et une résistance aux agressions chimiques des réseaux d’assainissement : peu sensible à l’H2S.
Le PE et le PP sont-ils dans leur élément pour préserver l’environnement ?
Oui, répond-on résolument au STR-PE. Selon le Syndicat, aussi performants que résistants, le PE et le PP sont devenus des matériaux de choix sur leurs marchés respectifs pour assurer la longévité et la pérennité des réseaux d’eau et d’assainissement. Une réussite qui tient à leurs performances incomparables face aux solutions traditionnelles utilisées dans la conception des canalisations. Car loin de s’imposer par le seul coût de la matière, le PE et le PP tireraient leur avantage d’une mise en oeuvre optimale lors de la réalisation des réseaux, d’un impact limité sur l’environnement et des autres caractéristiques qui leur sont propres. Autant de bénéfices majeurs qui en feraient les matériaux les plus pertinents en termes de rapport coûts réels/durée d’utilisation.
Une solide imperméabilité et étanchéité
Un bilan carbone favorable
PE et PP ont ainsi, souligne le STR-PE, un impact environnemental minime, en phase avec les enjeux de développement durable du transport des fluides sous pression, des eaux pluviales et usées. Un atout que les professionnels peuvent consulter sur l’éco-profil sur l’extrusion des canalisations en PE/PP, l’éco-profil des matières PE et PP, la Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) sur les canalisations d’adduction d’eau potable en PE enterrées.
Face à l’enjeu imposé par le nécessaire renouvellement des réseaux d’eau et d’assainissement, le Syndicat des tubes et raccords en polyéthylène défend un matériau moderne qui s’est imposé en l’espace des 40 dernières années, par ses performances reconnues, sa compétitivité et sa capacité d’innovation permanente. Le STR-PE entend bien imposer le PE et le PP comme une solution d’avenir, résolument en phase avec les préoccupations environnementales et sanitaires pour résoudre la délicate gestion des réseaux d’eau et d’assainissement.
Deux séminaires techniques sont d’ores et déjà programmés à la Maison des Polytechniciens :